The Drugs Wheel, nouvelle ère des drogues

Ces dernières années, le marché des drogues s’est complexifié avec l’apparition de nouvelles substances psychoactives (SPA).
Chimiques ou naturels, d’émergence récente sur le marché récréatif des drogues, momentanément non réglementés par le droit international, les « NPS¹ », « Legal Highs », « Research Chemical »,  « Encens », « Sels de bains », « Designer Drugs » … désignent cette nouvelle ère des drogues.

L’apparition de ces NPS a donc profondément modifié le marché des drogues dites « classiques », en l’inondant de centaines de molécules issues de nombreuses grandes familles chimiques (cathinones de synthèse, cannabinoïdes de synthèse, phénéthylamines, benzofuranes, aminoindanes, pipérazines, tryptamines, opioïdes de synthèse, arylcyclohexylamines).

En 2014, le système d’alerte précoce de l’Union Européenne recensait plus de 450 nouvelles SPA (1). En France, 111 Nouveaux Produits de Synthèse (NPS) ont été signalés en 2013 et 2014 par le réseau des Centres d’Addictovigilance (2) et 195 produits ont été identifiés sur le territoire français depuis l’année 2000 par le dispositif SINTES de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) (3).

Selon le modèle de « The Drugs wheel » de Mark Adley (4), avec l’arrivée des NPS, la classification des SPA, s’est enrichie. De trois grandes catégories « dépresseurs, « stimulants » et « hallucinogènes » classiquement utilisées ; cette nouvelle ère des drogues étend la répartition aux dissociatifs, entactogènes et cannabinoïdes. L’augmentation du nombre des SPA permettrait un affinement des effets recherchés…

Dans cette version française de « The Drugs Wheel », adaptée avec la permission de l’auteur, notre modèle reflète une petite partie de toute l’étendue des NPS, selon leurs caractéristiques.
L’anneau intérieur représente les drogues dites classiques tandis que l’anneau extérieur référence les nouvelles substances psychoactives.

Notre modèle a été réalisé afin d’améliorer les connaissances de chacun sur la complexité des NPS, en terme d’effets, de nombre et de nomenclature. Visuellement, chacun prend conscience du changement qu’impliquent les NPS.
Il permet de clarifier le marché des nouvelles substances psychoactives, d’identifier plus facilement une SPA par sa catégorie et permet donc naviguer plus facilement dans ce paysage des nouvelles substances.

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¹ L’office des nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) désigne sous les termes « nouvelles substances psychoactives » (NSP ou « new psychoactive substances », NPS), toute substance consommée à des fins abusives, pure ou en préparation, n’étant contrôlée ni par la convention unique des Nations Unies sur les stupéfiants de 1961, ni par la convention des Nations Unies sur les substances psychotropes de 1971 et qui peut représenter une menace pour la santé publique.
Le terme « nouvelles » ne se réfère pas nécessairement à un développement récent de la substance (plusieurs NSP ont été synthétisées il y a plus de 40 ans) mais à son émergence récente sur le marché.

REFERENCES:

1. EMCDDA. New psychoactive substances in Europe. An update from the EU Early Warning System (March 2015), Lisbon, March 2015.
2. ANSM. Compte-rendu de la séance du 16 décembre 2014 de la Commission des Stupéfiants et psychotropes, Paris, Février 2015.
3. Nefau T, Martinez M, Nouveaux produits de synthèse identifiés en France depuis 2000. Note d’information SINTES, Saint-Denis, 2014.
4. http://www.thedrugswheel.com